En juin, Fruits, le livre de l’École Ferrandi, était à l’affiche de la sélection Nos envies de lire du Book Club du blog. En le feuilletant, une photo a saisi mon attention : un cheesecake aux myrtilles, glaçage brillant, structure nette, équilibre visuel saisissant. Tout semblait maîtrisé. Je l’ai mise de côté, sans projet immédiat, mais l’image, elle, est restée.
Quelques semaines plus tard, ce souvenir a trouvé sa place.

Tout est parti d’une conversation simple. Lili m’avait parlé d’un cheesecake qu’elle avait découvert il y a plusieurs années et dont elle gardait un souvenir heureux. Ce n’était pas tant une quête du goût perdu qu’une envie bien présente, réactivée à l’approche de son anniversaire.
Ce jour-là, j’ai eu envie de composer pour elle un goûter à son image. À seize heures, les biscuits au citron qu’elle m’avait demandés à Noël. Et pour le dessert du soir, une version soignée et généreuse du cheesecake. Une texture dense et fondante, un goût franc de fromage frais et une couverture de myrtille qui, visuellement déjà, posait le ton du dessert.
La recette du livre Fruits offrait une base solide et précise, à partir de laquelle je pouvais travailler : pâte sucrée bien cuite, appareil souple, nappage gélifié. J’ai ajusté certains dosages, repensé quelques étapes techniques pour sécuriser la cuisson et affiner la tenue à la découpe. L’objectif : offrir à Lili un dessert à la hauteur de son souvenir, soigné dans les détails, pensé pour le plaisir et ancré dans ce moment que l’on partageait.

Le goût de ce cheesecake repose sur un équilibre attentif. D’un côté : la richesse du Philadelphia, arrondie par la crème, adoucie par un sucre mesuré. De l’autre : les myrtilles, bleu nuit, au profil aromatique vif entre citron vert, pomme croquante et une touche florale en fin de bouche.
La base biscuitée à la cannelle se distingue par sa finesse : moins sucrée qu’un spéculoos, plus sèche et plus nette qu’un sablé breton. Elle apporte un croquant discret qui répond au fondant dense de l’appareil, une chaleur d’épice qui complète la fraîcheur des fruits.


Suivez en vidéo chaque étape du cheesecake aux myrtilles. Une recette de saison à la fois fraîche et fondante, où se rencontrent la vivacité du fruit, la douceur du cream cheese et le croquant discret du biscuit.
Recette disponible ci-après sur Deliciously Home.
Sous sa couverture brillante couleur bleu nuit, ce dessert réunit tout ce qu’on aime : une base biscuitée friable et légèrement épicée, un appareil dense et fondant au Philadelphia et une gelée de fruits qui laisse parler la fraîcheur de la myrtille. Inspiré d’une recette de l’École Ferrandi, il se réalise en plusieurs temps, avec des gestes simples mais précis. Le résultat : une texture nette à la découpe, un goût franc et un dessert de fête qui se partage.
Matériel nécessaire :
Cercle de 16 cm de diamètre et 8 cm de hauteur
Robot Coupe ou robot pâtissier équipé de la feuille
Maryse
Spatule coudée
Tamis (facultatif, mais recommandé pour le nappage)
Thermomètre de cuisson
Balance de précision
Plaque de cuisson ou assiette allant au four
Papier cuisson ou Silpat
Petite casserole
Récipients pour la mise en place
Couteau d’office ou cuillère pour écumer (clarification)
Note technique :
Si vous ne disposez pas d’un cercle de 16 cm de diamètre pour 8 cm de hauteur, vous pouvez utiliser un cercle de 18 cm de diamètre pour 6 cm de hauteur. Le volume est très légèrement inférieur (environ 5 % de moins), ce qui n’exige aucune modification des quantités de la recette. Le résultat sera simplement un peu plus large et légèrement moins haut visuellement, sans impact sur la texture ou la cuisson.
Mélanger au Robot Coupe tous les ingrédients pendant une minute jusqu’à obtenir un appareil homogène.
Si vous utilisez un robot pâtissier : placer le fromage frais dans la cuve et le détendre à vitesse lente avec la feuille. Ajouter le sucre, mélanger doucement.
Décongeler lentement les fruits au réfrigérateur ou à température ambiante, puis les mixer finement à l’aide d’un mixeur plongeant ou d’un blender puissant jusqu’à obtenir une texture lisse.
Pour garantir une bonne prise avec la pectine NH, il est recommandé de passer cette purée au tamis. Cela permet d’éliminer les peaux et résidus solides, et d’obtenir une base fluide, homogène, compatible avec une gélification propre.
Peser ensuite précisément 330 g de purée filtrée, sans sucre ajouté, à utiliser immédiatement dans l’étape suivante.