Si notre signature olfactive de juillet, L’Impératrice de Dolce & Gabbana, était née du besoin de retrouver par le parfum les plaisirs de l’été malgré la canicule, août allait ouvrir une nouvelle quête parfumée .
Tout a commencé avec notre lecture d’août pour Deliciously Home, la romance de Carley Fortune : One Golden Summer. Au fil des pages, les descriptions de Barry’s Bay et surtout celles de l’odeur de Charlie Florek ont éveillé ma curiosité au point de me mettre en recherche d’un parfum qui pourrait donner corps à cet univers olfactif si présent dans le roman.
De cette envie est née toute une exploration olfactive, jusqu’à ma rencontre avec Sama de Nusuk, notre signature olfactive du mois d’août. Un autre été en bouteille, fait d’eau calme, d’effluves aromatiques et de cette sérénité particulière des journées passées loin de l’agitation.

Sama de Nusuk : sur la piste olfactive de One Golden Summer
Les odeurs occupent une place particulière dans One Golden Summer. Carley Fortune les glisse au fil du récit et les associe aux lieux, aux personnages et aux souvenirs qui se construisent à Barry’s Bay : l’essence du bateau mêlée aux éclats de rire, l’odeur du lac après une pluie d’été, le vétiver du parfum de la sœur d’Alice. Mais c’est celle de Charlie Florek, qui a fini par devenir pour moi un véritable fil rouge olfactif. Alice y revient, la cherche sur ses vêtements, tente d’en identifier les différentes facettes et lui associe cette qualité à la fois addictive et apaisante qui m’a donné envie, à mon tour, de lui donner corps.

“He smells like sun and soap and something expensive and plant-like I can’t identify.”
“He smells sunny and gardeny and fresh and it’s an effort not to breathe him in more deeply to figure out what that scent is.”
J’ai donc commencé mon travail de détective, en mettant bout à bout les indices dispersés dans le roman pour dessiner peu à peu les contours de cette odeur. Mais le parfum que je cherchais devait aussi contenir quelque chose de Barry’s Bay : le lac, les baignades, les plongeons depuis les rochers, les après-midi en bateau et la nature rafraîchie par une pluie d’août. L’odeur de Charlie et celle de cet été canadien devaient pouvoir se rejoindre dans le même flacon.


Plusieurs pistes ont accompagné mes recherches : Sailing Day de Maison Margiela, Wood Sage & Sea Salt de Jo Malone London, Sh**ty Day de Noyz, In This World de Liis, mais aussi quelques créations moyen-orientales à l’esprit spa. Puis je suis tombée sur Sama de Nusuk et, avec lui, sur une alternative accessible à Pacific Rock Moss de Goldfield & Banks, dont le profil correspondait lui aussi de très près à ce que je recherchais. Dès la première vaporisation, j’ai vu Charlie et Alice sur le ponton, parlant et riant après une pluie d’août venue rafraîchir Barry’s Bay. Sama réunissait enfin dans un même parfum tout ce que j’avais cherché à saisir au fil de ma lecture.
Sama de Nusuk : la fraîcheur d’un été après la pluie
L’ouverture de Sama m’a immédiatement rappelé les eaux de Cologne à la lavande que je réclamais à ma mère chaque été, inspirée par la coquetterie de mes grand-mères. Le citron et la bergamote produisent cette même fraîcheur vive et revigorante, même si le citron possède chez Sama une facette que je perçois comme légèrement confite. Elle arrondit l’acidité des agrumes et apporte de la douceur à cette ouverture fugace.

Très vite, les notes ozoniques prennent le relais des agrumes en évoquant l’air pur après un orage, entre brise humide et minéralité des pierres encore mouillées. Abstraites par nature, elles ne reproduisent pas une matière précise, mais installent cette dimension aqueuse et minérale qui caractérise Sama. Le premier apporte une tonalité verte et subtilement rosée ; la seconde, avec ses nuances boisées, terreuses et lavandées, donne du relief à cet environnement naturel et explique cette légère impression lavandée que je perçois dans Sama. Leurs effluves se confondent alors avec ceux de la nature alentour : le lac après une pluie d’été, les rochers mouillés et les odeurs de végétation remontant avec l’humidité.

La mousse de chêne prolonge ensuite les facettes terreuses et végétales du cœur en faisant apparaître l’humidité d’un sous-bois. Elle donne davantage de profondeur à cette nature que Sama construit depuis ses notes ozoniques, tandis que le musc et l’ambre léger viennent peu à peu en adoucir les contours. Le premier dépose sur la peau une sensation propre et réconfortante ; le second apporte une rondeur discrète qui accompagne le parfum jusque dans ses dernières heures. L’évolution reste fluide, à l’image de l’eau du lac et laisse sur la peau cette délicieuse impression d’avoir pris la douche la plus luxueuse qui soit, enveloppée d’une bulle aromatique, musquée et apaisante.

En conclusion
Certaines quêtes olfactives naissent d’un souvenir, d’une odeur de cuisine, d’une personne ou d’un lieu que l’on souhaite retrouver. Celle de Sama aura commencé entre les pages de One Golden Summer, avec une odeur sans nom, décrite par fragments au fil du roman. Sama lui a donné corps, tout en prolongeant l’atmosphère de cet été à Barry’s Bay que je n’avais pas envie de quitter une fois le livre refermé.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est tout ce que cette recherche allait me faire découvrir. Moi qui reviens volontiers aux parfums gourmands, elle m’a ouvert les portes de familles que je connaissais encore peu, notamment les fougères et les chyprés, et m’a donné envie d’explorer davantage les créations aromatiques. Sama restera probablement le point de départ de cette nouvelle curiosité, et de tout un éventail de senteurs à découvrir, parmi lesquelles se cacheront peut-être mes prochains coups de cœur.
Et vous, quelle histoire vous a déjà donné envie d’en retrouver l’odeur dans un parfum ?

Entrez dans l’univers aquatique et aromatique de Sama de Nusuk, notre signature olfactive du mois d’août, née d’une quête parfumée inspirée par One Golden Summer.🚤 🌊
Une eau calme, des rochers encore humides, la nature tout autour et cette sensation d’apaisement que j’avais ressentie en découvrant Barry’s Bay dans One Golden Summer. Avec ses notes aquatiques, aromatiques et boisées, Sama m’a ramenée à l’univers olfactif du roman et à cette odeur si particulière que j’avais imaginée pour Charlie Florek.
Découvrez dans cet article comment quelques indices disséminés au fil des pages m’ont menée jusqu’à Sama et pourquoi cette fragrance a accompagné notre mois d’août.
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