Au moment de choisir la signature olfactive de notre mois de mars, je ne suis pas partie d’un parfum, mais d’une sensation bien distincte, celle ressentie en lisant The All You Can Dream Buffet de Barbara O’Neal. Au-delà de l’élan créatif que cette lecture a éveillé en nous, il y avait cette forme de quiet happiness, quelque chose de simple, posé, profondément apaisant, que j’ai eu envie de prolonger dans le réel, chez nous. J’ai donc cherché une odeur capable de faire écho à cet état, quelque chose de lumineux, de doux, avec une vraie sensation d’air et de matière.
Les sillages portés les mois précédents, Sugar Mallow de Atralia puis Dulzura de Paris Corner, avaient déjà installé une base gourmande et réconfortante. Mais ce profil-là, plus spécifique, a pris une tout autre dimension sous l’effet conjugué de cette lecture et d’un heureux hasard olfactif, qui m’a ramenée à Fakhama de Maison Asrar.

Quand un heureux hasard devient une évidence parfumée
Au cours de l’hiver, une vendeuse attentionnée a glissé un échantillon dans un colis Vinted que j’avais commandé. C’est ainsi que Fakhama s’est ajouté à ma bibliothèque olfactive, où il est resté plusieurs mois, sans que je ressente le besoin d’explorer davantage son profil.
À ce moment-là, ce type de fragrance ne faisait plus partie de ce vers quoi je me tournais spontanément. Le profil fleur d’oranger sucrée, marshmallow, vanillé, que j’avais pourtant longuement exploré auparavant, s’était chargé d’associations qui m’avaient amenée à m’en éloigner. Les mois ont passé, et l’échantillon est resté à sa place. Puis en mars, en m’amusant avec ma boîte d’échantillons, je suis retombée dessus. Et c’est là qu’un heureux hasard s’est produit. Dès l’ouverture, l’odeur m’a immédiatement ramenée à cette empreinte olfactive que je connaissais déjà, avec tout ce qu’elle portait de souvenirs.

Mais c’était sans compter le roll-on d’huile essentielle de lavande bio que j’avais appliqué sur mon poignet, comme je le fais chaque jour, à la fois comme geste anti-stress et par simple coquetterie. J’ai vaporisé l’échantillon au même endroit et cette association a complètement transformé ma perception du parfum.
Le mélange m’a aussitôt transportée dans l’atmosphère de la ferme de lavande de Lavender Wills, évoquée dans The All You Can Dream Buffet. À partir de là, ce n’était plus seulement une odeur que je reconnaissais mais une ambiance complète dans laquelle je me projetais et dans laquelle j’aimais me retrouver, Lili aussi d’ailleurs.
Fakhama, notre signature olfactive de mars
Dès les premiers sniffs, Fakhama m’a ramenée à ce moment précis où, après avoir senti Love Don’t Be Shy en parfumerie, je m’étais mise à chercher cette fleur d’oranger sucrée qui m’avait marquée. On y retrouve cette association très reconnaissable de fleurs blanches et de guimauve à la fois enveloppante et féminine.
L’ouverture se fait sur une douceur indéniable, où la guimauve prend une place importante, accompagnée de sucre glace et d’un caramel clair sans amertume. L’ensemble donne une impression gourmande avec une présence qui s’installe dès les premières minutes.
La dimension florale arrive ensuite. On est sur des fleurs blanches qui évoquent davantage un jasmin étoilé ou un néroli gorgé de soleil, ce qui apporte de la lumière et évite que le parfum ne reste uniquement sur un registre sucré.
Au fil du temps, la matière s’arrondit. Le musc en fond apporte une texture crémeuse, une sensation d’onctuosité que je rapproche d’un miel dense plutôt que d’un sucre sec. Personnellement, je perçois également une touche d’agrumes sous forme zestée, discrète mais suffisante pour apporter une belle vivacité à l’ensemble. Ce qui marque surtout chez Fakhama, c’est la manière dont la note de guimauve est traitée. Elle n’est pas utilisée de façon premier degré, enfantine. Elle est intégrée à l’ensemble, portée par un bouquet floral solaire et une base musquée, ce qui la rend plus nuancée et plus facile à porter dans la durée.

Une rencontre aromatique qui redessine le parfum
Ce qui a réellement fait basculer ma perception de Fakhama, ce n’est pas seulement sa composition, mais cette association avec la lavande. Seul, je le trouvais déjà très beau, fidèle à ce que j’avais longtemps recherché. Mais c’est en le portant avec le roll-on d’huile essentielle que quelque chose s’est ajusté. La lavande est venue apporter une dimension plus végétale, légèrement aromatique, qui a modifié l’équilibre général du parfum.
C’est aussi à ce moment-là que Lili s’y est intéressée. Au départ, elle reconnaissait la beauté de la fragrance mais sans réelle accroche. Elle la trouvait trop sirupeuse, presque trop dense dans son registre gourmand. Puis, en sentant cette association, son regard a changé. Là où elle percevait auparavant un excès de sucre, elle a commencé à y voir quelque chose de plus rond, plus nuancé, plus proche d’un miel.
La lavande a joué un rôle clé dans cette évolution. Elle a renforcé la dimension florale déjà présente, tout en apportant une fraîcheur discrète qui vient équilibrer l’ensemble. Ce contraste entre douceur et vivacité a permis au parfum de révéler une autre facette, plus facile à porter mais aussi plus versatile.
C’est ce double regard, le mien et celui de Lili, qui a confirmé le coup de cœur. Pas seulement pour ce que le parfum est, mais pour ce qu’il devient dans cette association et surtout pour ce qu’il évoque pour nous. Une sensation proche de ce que peuvent provoquer les premières effluves florales du printemps, quand les fleurs, gorgées de soleil, commencent enfin à diffuser quelque chose de vivant.

En conclusion
Aujourd’hui, Fakhama fait partie de nos classiques olfactifs printaniers, pour ma part toujours associé à ce geste rituel du roll-on de lavande. C’est un parfum que je porte facilement, à la maison comme en extérieur, dès que j’ai envie de retrouver cette sensation vive et stimulante, comme un vent de printemps chargé des senteurs des vergers d’orangers et de citronniers avec cette sensation que tout se remet en mouvement.
Il s’adresse à celles et ceux qui sont sensibles à ce type de sillage et qui y recherchent ces sensations de douceur, de lumière et d’élan que j’évoquais plus haut, avec en plus le plaisir de retrouver un profil très proche de l’OG dans une version bien plus accessible.
Découvrez tout l’univers que nous évoque Fakhama quand, avec Lili, nous le portons ✨.
Fakhama de Asrar, un parfum gourmand et floral qui nous a accompagnées tout au long du mois, entre douceur, lumière et cette sensation de renouveau, comme un air de printemps porté par des fleurs baignées de soleil et une touche d’agrumes 🌞🍊.
Et vous, quelle a été votre signature olfactive de mars ?
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