Quand nous avons une idée en tête, ou plutôt un ingrédient, nous nous retrouvons Ju. et moi devant notre bibliothèque culinaire, parmi les livres vers lesquels nous ne cessons jamais de revenir. Ceux de Nigel Slater sont souvent les premiers que nous ouvrons. Cette fois, ce sont les prunes qui nous y ont ramenés. Il faut dire qu’à la lecture du chapitre Plums dans son livre Tender-Volume II, de ces quelques pages consacrées à leurs couleurs, leurs saveurs et toutes les façons de les cuisiner, difficile de ne pas avoir envie de faire quelque chose de tous ces jolis fruits qui commencent à remplir les étals.

Taboulé aux prunes violettes, couscous à gros grains, herbes fraîches, oignon rouge et piment, servi dans un plat fleuri. Retrouvez la recette sur Deliciously Home.

L’automne dernier, nous avions déjà célébré la prune avec une tarte crumble bien gourmande. Mais cette fois, nous cherchions autre chose : quitter le territoire du dessert et découvrir ce que ce fruit charnu, doux et parfois joliment acidulé, pouvait apporter à une recette salée. C’est chez Nigel que nous avons trouvé ce que nous étions venus chercher, un taboulé aux prunes que nous avons ensuite adapté aux variétés disponibles sur nos marchés, à ce que nous pouvions trouver et, forcément, à notre façon de cuisiner.

Un taboulé aux prunes de fin d’été, à notre façon 

Pour cette première incursion de la prune du côté du salé, nous avons privilégié une prune violette, pour sa chair pâle cachée sous une peau d’un violet presque bleuté, mais surtout pour son intérêt une fois coupée. Nous l’avons choisie mûre, encore suffisamment ferme : à ce stade, elle est juteuse sans s’écraser, sucrée sans l’être trop et garde cette petite pointe acidulée qui nous intéressait particulièrement ici. La maturité a d’ailleurs son importance, car quelques jours de plus suffisent à modifier son apport à la recette. 

La recette originale utilise des cébettes. Nous avons choisi de les remplacer par un mélange d’oignon rouge et d’échalote, finement coupés, pour apporter ce petit mordant dont le fruit a besoin. Un petit piment vient lui aussi réveiller l’ensemble, tandis que l’assaisonnement reste volontairement simple, avec du citron et une bonne huile d’olive. 

Restait à pousser légèrement l’acidité sans pour autant ajouter toujours plus de citron. Depuis notre lecture de La Cuisine végétarienne levantine de Salma Hage, le sumac fait partie des épices que nous avons dorénavant sous la main. Quelques pincées au moment de servir ont finalement suffi : son goût acidulé si particulier nous a évité de toucher davantage à l’assaisonnement. Pour ceux qui le souhaitent, quelques feuilles de persil peuvent encore être ajoutées au dernier moment.

Trois choses que nous aimons dans ce taboulé aux prunes

  1. Les contrastes : c’est probablement ce qui nous plaît le plus dans ce taboulé. Le fruit répond au végétal, la douceur des prunes rencontre des notes plus acidulées et le piment vient réveiller l’ensemble. Le contraste est aussi dans les couleurs : le violet profond des prunes, leur chair pâle, le vert des herbes et les tons dorés du couscous donnent à cette salade autant de caractère dans l’assiette qu’à la dégustation.
  2. Le choix du couscous : Nous l’avons volontairement choisi plus gros que dans un taboulé classique. Les grains restent ainsi bien présents une fois mélangés et apportent davantage de mâche, avec une texture qui accompagne beaucoup mieux les morceaux de prune et les herbes fraîches.
  3. Notre assiette parfaite : C’est ainsi que nous avons préféré le servir : avec des falafels, une petite salade verte et un houmous généreusement arrosé d’huile d’olive. Le taboulé apporte alors le fruit et la fraîcheur qui vont si bien avec le côté plus généreux des falafels et du houmous. Simple et bon.
Cuillerée de taboulé aux prunes violettes, couscous à gros grains et herbes fraîches, prête à être dégustée. Retrouvez la recette sur Deliciously Home.

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Taboulé aux prunes

Un taboulé de fin d’été aux prunes violettes, frais et coloré, où la douceur du fruit se mêle aux herbes, au piment et à l’acidité délicate du sumac.

Taboulé de fin d’été aux prunes violettes (pour 4 personnes)

Préparation du taboulé

  1. Préparer le couscous selon les instructions indiquées sur le paquet. Une fois prêt, l’égrainer soigneusement à la fourchette et le laisser refroidir complètement.
  2. Émincer finement l’oignon rouge et l’échalote.
  3. Couper les prunes en deux, retirer les noyaux puis les détailler en morceaux, sans les couper trop petits.
  4. Épépiner et hacher finement le piment.
  5. Hacher grossièrement les feuilles de menthe et de persil.
  6. Réunir les prunes, l’oignon rouge, l’échalote, le piment, la menthe et le persil dans un grand saladier.
  7. Ajouter le jus de citron et l’huile d’olive.
  8. Saler, poivrer et mélanger délicatement.
  9. Ajouter le couscous refroidi et mélanger délicatement pour ne pas écraser les morceaux de prune.
  10. Ajouter un filet d’huile d’olive si nécessaire.
  11. Goûter et rectifier l’assaisonnement selon la maturité des prunes. Ajouter éventuellement quelques gouttes de citron pour davantage d’acidité.
  12. Au moment de servir, saupoudrer de sumac et terminer, si souhaité, avec quelques feuilles de persil plat.

Note

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FAQ

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Quelles prunes choisir pour une recette salée ?

Toutes les prunes peuvent, en principe, passer du côté du salé, mais elles ne donneront pas le même résultat. Les reines-claudes sont très douces et parfumées, les mirabelles petites et particulièrement sucrées, tandis que les quetsches et autres prunes violettes offrent généralement une acidité plus marquée et une chair qui se tient bien. Pour un taboulé, nous privilégions ces dernières, surtout lorsqu’elles sont mûres mais encore fermes : elles se coupent facilement, ne s’écrasent pas au mélange et leur acidité équilibre mieux les autres ingrédients. Les prunes plus douces peuvent aussi fonctionner, mais demanderont probablement d’ajuster le citron ou le sumac.

Peut-on remplacer le couscous ?

Comme Nigel Slater, le boulgour peut être utilisé dans cette recette. Nous avons préféré un couscous avec un grain assez gros pour conserver l'idée du taboulé. Un boulgour fin ou moyen fonctionne très bien également et donnera un résultat un peu différent. Dans les deux cas, préparez-le selon les indications du paquet et laissez-le refroidir avant de l’ajouter aux autres ingrédients.

Comment adapter l’assaisonnement à son goût ?

Goûtez d’abord vos prunes : ce sont elles qui vont en partie décider de l’équilibre final. Pour davantage d’acidité, ajoutez du sumac ou un peu de jus de citron. Si vous aimez le piquant, augmentez la quantité de piment ou conservez quelques graines. Pour une note plus douce, choisissez simplement des prunes plus mûres plutôt que d’ajouter du sucre : leur jus apportera naturellement cette douceur au taboulé.

Peut-on remplacer certaines herbes ou certains aromates ?

Oui. La menthe apporte beaucoup de fraîcheur, mais du persil plat peut prendre davantage de place dans la recette si vous l’aimez. Pour les aromates, cébettes, oignon rouge et échalote fonctionnent tous : utilisez ce que vous trouvez ou ce que vous avez déjà dans votre cuisine. L’idée est surtout de conserver une note fraîche et légèrement piquante face à la douceur des prunes.

Peut-on préparer ce taboulé à l’avance ?

Oui, mais nous éviterions de le préparer la veille entièrement assemblé. Le couscous peut être cuit et refroidi à l’avance, et les autres ingrédients préparés séparément. Mélangez-les plutôt quelques heures avant de servir afin que les prunes gardent leur tenue et que les herbes restent fraîches. Ajoutez le sumac au dernier moment.

Comment conserver les restes ?

Conservez le taboulé dans un récipient hermétique au réfrigérateur et consommez-le idéalement dans les 24 heures. Il reste tout à fait mangeable plus longtemps s’il a été correctement conservé, mais les prunes vont progressivement rendre leur jus et les herbes perdre de leur fraîcheur : c’est vraiment le premier jour qu’il est le meilleur.

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